Portrait de Miryam Houali, la patronne de Accidental Queens qui tient tête aux mecs

Les femmes sont en passe de révolutionner l'industrie du jeu vidéo et Miryam Houali, cofondatrice du studio Accidental Queens, est bien placée pour le savoir. Portrait express.

« Nous sommes un studio français de développement de jeux vidéo fondé par trois femmes issues de l'industrie vidéoludique ». La première phrase que l’on peut lire sur le site du studio Accidental Queens pose le décor. À 27 ans, Miryam Houali, diplômée de l’Enjmin d’Angoulême, est aujourd’hui une figure du jeu vidéo et milite pour plus de diversité au sein d’un univers plutôt masculin. 

Diplôme en poche. Celle qui s’est fait connaître grâce au succès des jeux Lost Phone a eu un parcours relativement classique. Après un bac littéraire, elle suit des cours à Institut supérieur des arts appliqués et s’envole ensuite pour Londres où elle fréquente des artistes du milieu de l’animation. Son manque d’expérience lui vaut un retour en France pour intégrer l’Ecole nationale du jeu et des médias interactifs numériques (Enjmin), dont elle est diplômée en 2014. 

3 femmes aux commandes. Deux ans plus tard, elle intègre le projet Lost Phone, qui récolte 11 000 euros grâce à un financement participatif. Un éditeur se manifeste (Plug In Digital) et le jeu remporte plusieurs prix, « dont une mention honorable pour la narration à l’Independent Games Festival, l’un des plus prestigieux de la scène indépendante », écrit LeMonde. Suite à ce succès, Miryam décide, avec la développeuse Diane Landais et la game designer Elizabeth Maler, de fonder le studio Accidental Queens, dont les bureaux sont désormais installés à Lille. 

Grande implication. Une petite revanche pour celle qui a toujours baigné dans un environnement dominé par les hommes. « En master, j'étais dans une promotion de 45 étudiants dont 7 étudiantes », se rappelle Miryam Houali. Avec Accidental Queens, elle essaie de montrer une autre image des femmes dans le jeu vidéo mais aussi des personnage féminins, trop souvent sexualisés pour plaire aux hommes.

Myriam souhaite montrer que ce métier est accessible aux femmes. Pour ça, la jeune femme n’hésite pas à aller dans les écoles et à faire des conférences pour sensibiliser les jeunes à cette problématique. Son implication se retrouve dans ses jeux, dans lesquels elle aborde des thèmes comme la cause LGBT ou encore les violences faites aux femmes. Un travail nécessaire pour faire évoluer le métier. 

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