On a testé We. The Revolution, le jeu inspiré des insurrections parisiennes

Si les manifestations sur les Champs-Élysées ne sont pas votre tasse de thé mais que vous aimez quand même le Paris révolutionnaire, ce jeu indépendant qui se déroule pendant la célèbre période de la Terreur est fait pour vous.

Vous le savez sûrement, les émeutes et les barricades à Paris, ça ne date pas d'hier. L’histoire de notre capitale est riche en périodes sanglantes, et les éditeurs de jeux ont l’embarras du choix pour s’en inspirer. De la Révolution française à Mai 68 en passant par la Commune de Paris, la ville de Paris est réputée depuis des siècles pour sa tendance à l’embrasement.

Les têtes vont tomber

Le studio polonais Polyslash a justement choisi la célébrissime Révolution française comme cadre pour le jeu indépendant We. The Revolution. On y incarne un juge du tribunal révolutionnaire, à l'époque où Robespierre faisait régner la Terreur. Et comme on mourrait d’envie de pouvoir décider du droit de vie ou de mort dans un tribunal vintage où la guillotine était très à la mode, on a pu tester le jeu avant sa sortie. Voici donc ce qu’il faut savoir sur ce titre qui semble vouloir se démarquer par son originalité.

Devenir juge révolutionnaire

We. The Revolution, c’est donc un jeu de stratégie où il faut résoudre des affaires judiciaires. On adopte un point de vue à la première personne, et on voit défiler tout un tas d’accusés très variés. Des affaires politiques, des escroqueries, des affaires de mœurs… On baigne littéralement dans le contexte de l’époque, car les affaires jugées sont plutôt réalistes.

Et We. The Revolution est un vrai jeu de réflexion où il faut bien prendre le temps de lire toutes les pièces du dossier avant de rendre le verdict. Si vous pensez pouvoir jouer la justice à pile ou face, votre partie a toutes les chances de se terminer prématurément. La bonne nouvelle, c’est que ce travail de juge qui est au cœur du jeu est passionnant.

Savoir être politique 

Car ce qui est ausis essentiel dans le titre, c’est le concept de choix. À chaque étape du procès, vous avez la possibilité de prendre en compte ou pas l’avis du jury, du procureur et des différentes sensibilités politiques du public. Et contenter tout le monde est un exercice difficile car il faut aussi gérer votre réputation dans le jeu. Gare à vous si vous vous mettez à dos une faction (révolutionnaires ou aristocrates), vous pourriez bien perdre votre job voire même avoir la tête coupée ! Eh oui, en 1794, personne n’était à l’abri de la guillotine.

Heureusement, vous ne passez pas toute votre vie au tribunal. Les procès sont entrecoupés de passages de gameplay où il faut notamment gérer ses affaires familiales et choisir ses activités pour se détendre. Et il est bien difficile pour notre juge de réussir à concilier vie personnelle et carrière professionnelle. Il faudra faire des sacrifices, et comme au tribunal, vos choix auront toujours des conséquences pour vous. L’intérêt, c’est que l’on peut vraiment choisir le juge et l’homme que l’on veut être, ce qui donne un aspect RPG très sympathique au jeu. Mais ce n’est pas tout.

Votre personnage a de l’ambition, et survivre n’est pas le seul objectif. Pour gravir les échelons de la société de l’époque, il faudra manigancer en coulisse avec les personnages qui comptent pour augmenter votre influence. Un exercice périlleux, mais qui peut en valoir la chandelle. On apprécie le travail de recherche et de reconstitution réalisés par l’équipe du jeu, même s’il faut garder à l’esprit qu’il y a forcément de nombreux arrangements avec la réalité.

L’histoire du personnage principale reste fictive, mais de nombreuses figures historiques de la période révolutionnaire comme Napoléon apparaissent dans le jeu en plus de Robespierre. Et se mêler aux luttes de pouvoir aux côtés d’eux est un sentiment assez jouissif. En revanche, We. The Revolution est moins convaincant dans les phases de stratégie et de combats au tour par tour où l’on doit gérer des troupes sur la carte de Paris, et où le titre se démarque moins. Mais il est heureusement possible d’automatiser ces phases de jeu.

Un graphisme sanguignolent 

Visuellement, We. The Revolution se démarque par des graphismes polygonaux, également très inspirés des peintures de l’époque. L’ambiance générale est sombre et représente parfaitement le climat de suspicion et de tension d'alors. Et de nombreuses touches de rouge viennent rappeler qu’à tout moment, le sang peut couler. Les procès sont aussi entrecoupés de courtes cinématiques faites de vignettes et de voix particulièrement angoissantes. Certaines sont interactives, et il peut arriver que vous vous retrouviez au cœur d’une embrouille digne de l’Arc de Triomphe un samedi de décembre 2018.

En conclusion, We. The Revolution est prometteur par son originalité et son souci du détail à tous les niveaux, qui en font un jeu idéal pour découvrir l’histoire de la période de façon ludique. Il convainc notamment dans les phases de procès et d’intrigues familiales et politiques. Mais la vraie force du jeu, ce sont évidemment les choix impossibles qu’il vous force à trancher, et les conséquences qu’ils ont sur tous les aspects de la vie du personnage que l’on incarne. De bonnes impressions à confirmer lors de la sortie du jeu.

Le sentiment de GG : We. The Revolution penche clairement du bon côté de notre balance.

We. The Revolution sort sur PC le 21 mars au prix de 19.99€ sur Steam et GOG. Les versions Switch, PS4 et Xbox One sortiront dans les semaines qui suivent.

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