Employés épuisés, management toxique... une enquête révèle les coulisses de Fortnite

Selon les témoignages de nombreux salariés, Epic Games surcharge en permanence ses équipes pour développer sa poule aux œufs d’or. Une sorte de crunch constant, responsable de burnouts à la chaîne.

Qu’on aime ou pas le battle royale, le succès de Fortnite est incontestable, avec plus de 200 millions de joueurs réunis et presque trois milliards de dollars de bénéfices générés l’année dernière. Sauf que tout cela se payerait au prix fort pour les employés d’Epic Games. D’après une enquête publiée par Polygon, un paquet de salariés et d’ex-salariés témoignent – sous couvert d'anonymat – de conditions de travail difficiles.

Patch après patch, le studio imposerait un crunch presque systématique : une pratique qui consiste à pousser les équipes à démultiplier les heures de boulot, la semaine comme le weekend, face à une surcharge d’objectifs.

« Si tu ne travailles pas, la charge de travail retombe sur quelqu'un d'autre »

« J'ai travaillé 12 heures par jour, sept jours par semaine, pendant au moins quatre à cinq mois, souvent en restant jusqu'à trois ou quatre heures du matin au bureau », explique par exemple un témoignage. 

Heures sup’ sous contrainte, vacances inexistantes, semaines de 70 voire 100 heures… Pour mettre la pression, les managers joueraient par ailleurs sur une culture de la peur. De quoi, selon certains employés, se sentir coupable à chaque heure de repos prise : « l'entreprise nous donne du temps libre illimité, mais c'est presque impossible d'en profiter. Si tu ne travailles pas, la charge de travail retombe sur quelqu'un d'autre, et personne ne veut être ce gars-là. »

Des salariés précaires, sur un siège éjectable

Le risque étant bien entendu de se faire virer, ou du moins de ne pas se faire renouveler son contrat en cas de plaintes ou de refus. D’après Polygon, ces conditions de travail – qui touchent visiblement l’ensemble du studio, des développeurs aux services marketing – ont eu pour conséquences logiques de nombreux burnouts et un turnover permanent au sein des équipes.

Le cas d’Epic rappelle bien entendu un paquet d’autres exemples comme ceux de Quantic Dream, de Blizzard, d’EA ou encore de Rockstar avec Red Dead Redemption 2. Une situation tristement commune dans le gaming.

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