LoL : G2 bat Liquid en finale du MSI, la Chine et la Corée du Sud au tapis

Pour la première fois depuis les Worlds de 2011, la finale d’une compétition internationale de League of Legends ne comptait aucune équipe asiatique, mais opposait deux écuries occidentales. Comment un tel retournement a-t-il été possible ?

L’esport de League of Legends vient de vivre un week-end historique. Après des années de domination par les équipes sud-coréennes et chinoises, le titre mondial est revenu à une écurie européenne. Le dernier remontait à 2011, lors de la toute première édition des Worlds, où Fnatic l’avait emporté face à aAa. À l’échelle de l’esport du jeu, c’est plus qu’une éternité.

Mais il y a encore plus incroyable. En finale, G2 Esports n’a pas affronté les chinois d’Invictus Gaming (champions du monde en titre), ou les terreurs sud-coréennes de SK Telecom T1 (l’équipe de Faker, triple champion du monde). Non, le finaliste malheureux était Team Liquid, l’équipe américaine qualifiée de justesse pour les playoffs, après une phase de groupe difficile.

C’est lors des matchs à élimination directe que tout a basculé. En demi-finales, Team Liquid affronte Invictus Gaming, et sur le papier, la victoire de l’équipe chinoise ne fait aucun doute, puisqu’elle a outrageusement dominé la phase de groupe. Oui mais voilà, Liquid réussit le hold-up parfait en l’emportant 3-1 (après avoir pourtant perdu 2-0 lors des poules). Exit le champion du monde en titre, et pour la première fois depuis longtemps dans l’esport de LoL, une équipe américaine atteint la finale dans une compétition internationale. Mais le plus fou reste à venir.

Dans l’autre demi-finale, tout le monde attend le duel entre Caps (G2) et Faker (SKT T1) sur la midlane, et c’est le prodige danois qui s’impose, dans un BO5 de rêve qui restera dans l’histoire. Mené 2-1 et au bord de l’élimination, G2 réussit dans le match 4 un backdoor fabuleux pour s’offrir une dernière manche décisive. Et ils ne laissent pas passer leur chance.

La finale 100% occidentale ne tiendra pas toutes ses promesses, puisque G2 écrabouille Team Liquid 3-0 dans un temps record (70 minutes et 43 secondes), le plus rapide de l’histoire pour un BO5. Les fans européens peuvent jubiler et écrire EU > NA : G2 s’est offert son premier titre mondial, Caps a été élu MVP de la finale, et ils seront l’équipe à battre lors du summer split et des Worlds dans quelques mois.

En réalité, cette finale surprenante en apparence ne sort pas de nulle part. Elle est le résultat d’un processus récent, qui a vu les équipes occidentales rattraper progressivement leur retard sur les mastodontes coréens et chinois. En 2017, il n’y avait aucune équipe européenne ou américaine en demi-finales des Worlds. Un an plus tard, il y en avait trois : Cloud9 pour les Etats-Unis, G2 Esports et Fnatic pour l’Europe. Vous connaissez la suite : cette dernière accède à la finale pour la première fois depuis… 2011.

Et même si elle prend alors un 3-0 de la part des chinois d’Invictus Gaming, tout le monde l’a compris : les Chinois et les Coréens ne sont plus invincibles, ils deviendront bientôt prenables et l’écart de niveau s’est terriblement resserré entre l’Asie, l’Europe et même les Etats-Unis. On vient d’en avoir la confirmation lors de ce Mid-Season Invitational. Sachant que les Worlds 2019 de League of Legends auront lieu à Paris, on ne peut que souhaiter pour le spectacle et l’ambiance que cela dure.

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