Qui es-tu Rumiko Takahashi, reine du manga qui a gagné le Grand Prix d'Angoulême ?

C’est sans doute la plus grande superstar du manga : la japonaise Rumiko Takahashi, à qui l’on doit Ranma ½ et le dessin animé Juliette je t’aime (adapté de sa série Maison Ikkoku), vient de remporter la plus haute distinction du Festival International de la bande dessinée.

Si l’on imaginait deux minutes que Rumiko Takahashi disparaissait de notre univers, eh bien on se retrouverait assez vite avec un énorme trou noir en plein milieu du monde du manga, de la télé des années 90 et du Club Dorothée. Pas de panique ceci dit, la dessinatrice japonaise est toujours bien là : à 61 ans passés, elle vient même de recevoir les honneurs du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, en remportant le Grand Prix 2019 pour l’ensemble de son œuvre. Après plus de quatre décennies de carrière, il est donc temps de rembobiner l’histoire de cette reine du manga.

Après plus de quatre décennies de carrière, il est donc temps de rembobiner l’histoire de cette reine du manga. Née en 1957 à l’Ouest du Japon, à Niigata, Rumiko Takahashi apprend le dessin dans la très réputée école de manga Gekiga Sonjuku, fondée par le génial Kazuo Koike (scénariste de Crying Freeman et Lone Wolf and Cub).

Lamu, Juliette je t’aime et Ranma ½ : trois adaptations parmi les dessins animés les plus populaires des années 80 et 90

En 1978, elle publie la série Urusei Yatsura, adaptée ensuite en dessin animé et sorti en France sous le nom de Lamu ; le nom d’une extraterrestre en bikini tigré qui débarque sur notre planète et finit par tomber amoureuse d’Ataru, un gros loser de lycéen. Soit le début d’une histoire complètement perchée.

Pour Rumiko Takahashi, le premier grand succès arrive en 1980 avec Maison Ikkoku. Le manga (aka Juliette je t’aime, pour sa version animée francisée) raconte un triangle amoureux dans une pension entre un étudiant fauché, Yusaku Godai, un prof de tennis plein aux as dans le rôle du rival, Shun Mitaka, et une jeune veuve du nom de Kyoko Otonashi (Juliette), la nouvelle concierge.

200 millions de mangas vendus en 40 ans de carrière

Mais l’œuvre la plus culte à l’international pour la mangaka reste à coup sûr Ranma ½, publiée en 1987 et là aussi vite transformée en anime. La série – qui raconte le parcours d’un champion d’arts martiaux victime d’un maléfice, Ranma Saotome, capable de changer de sexe au contact de l’eau froide – brouille le genre du shojo (les mangas destinés à une cible féminine) et celui du shonen, destiné au contraire aux garçons.

Si on fait le compte aujourd’hui, Rumiko Takahashi a sorti en tout 200 tomes, pour plus de 200 millions d’exemplaires vendus, toutes séries confondues. La publication de sa derniere série de mangas en date, Rinne, s’est achevée en décembre 2017.

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